mercredi 11 août 2021

Homélie du père Louis-Raymond pour la fête de l'Assomption

 


Messe du 15 aout dans le secteur ouest d'Orléans

 




La messe de la fête de l'Assomption se déroulera à la Canaudière à 10h30. 


La messe sera suivi d'un verre de l'amitié et de la possibilité d'un pique nique tiré du sac. 

Le pass sanitaire garantit la sécurité de tous. Nous vous faisons confiance pour prendre vos responsabilités et d'aider à lutter contre la propagation du virus, en particulier lors du repas. Le port du masque reste obligatoire pour la messe. Merci d'être solidaire !



dimanche 18 juillet 2021

Homélie du père Louis raymond pour le 18 juillet 2021

 

Méditation du 16ème dimanche ordinaire 18 juillet 2021 

 J’ai devant moi un beau troupeau et je vois bien que chaque bête compte pour le berger qui vient les ravitailler en eau et en ration de farine. Quand il arrive, il n’a pas besoin de battre le rappel, elles sont toutes là. Vous allez dire que cet amour des bêtes pour le berger est plutôt intéressé. Elles attendent à boire et à manger et elles reconnaissent celui qui prend soin d’elles. Croyez-vous que les foules qui courent auprès de Jésus ne soient pas un peu intéressées elles aussi ? Elles l’ont vu faire des miracles, guérir et sauver des pauvres. Il leur donne à manger lorsqu’elles sont affamées. Il va marcher sur les eaux. Il tient tête aux pharisiens et il est du côté des pauvres. Il aime manger avec les pécheurs et les publicains, ce qui ne plait pas à tout le monde, mais tout de même il est tellement différent des grands-prêtres et des scribes « qui disent et ne font pas ». Oui, celui qui se révèle comme Bon Berger est proche des brebis, est proche du Peuple des pauvres et des petits. D’ailleurs il dit qu’il se révèle aux petits et aux pécheurs et non aux sages et aux savants. Il ne cherche nullement la première place, mais celle du serviteur. Ce qu’il veut pour ces foules qui le suivent c’est qu’elles deviennent croyantes, qu’elles découvrent qui est leur Sauveur. Etre « pasteur » à la suite de Jésus, c’est le souhait de tous ceux qui en cette fin juin ont été ordonnés prêtres. C’est le souhait de notre Pape François et de nos Evêques. Tous veulent s’adresser à la foule comme de bons pasteurs qui aiment les brebis, qui vont à la rencontre de celle qui a le plus de mal à marcher. Le Pape nous rappelle souvent que le pasteur doit avoir l’odeur des brebis. Cela suppose que ce pasteur soit proche, qu’il connaisse le mieux possible chacune, qu’il sache quelle sont ses aspirations. Parfois on pense que le prêtre est un homme à part. On l’appelle « Père », M. l’Abbé (ce qui signifie Père) ou Don. Il ne faudrait pas que ces dénominations l’éloignent de son Peuple, de ces brebis qui lui sont confiées. Une juste distance ne doit pas éloigner le pasteur des brebis. Pour en prendre soin, il faut les connaître et les côtoyer. Car le Bon Pasteur est là pour prendre soin de chacune d’elles. Etre pasteur, c’est laisser pleinement libres ses brebis tout en leur donnant soin et nourriture nécessaires. Le bon pasteur n’abuse pas de sa position. Au contraire il libère celles et ceux qui lui sont confiés. Il connait leurs aspirations, leurs demandes et il est là pour guider, pour ouvrir des chemins, pour donner des possibilités. Très souvent il aide la personne à se révéler à elle-même en lui donnant des perspectives qu’elle n’avait pas entrevues. Il n’est pas là pour abolir les lois qui régissent la vie, qui régissent nos communautés humaines, mais il leur donnera sens et permettra de découvrir que la Loi du Christ est une loi de liberté, une Loi pour faire vivre et non pas pour étouffer. Jésus, dans son Evangile, dit souvent aux pécheurs pardonnés : « Va et ne pèche plus ! » Il ne condamne pas mais il invite à faire un pas, à se libérer des chaînes qui l’enferment. Jésus est « pris de compassion parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger ». Pris de compassion… ; c’est bien l’attitude profonde de Jésus. Il aime ce monde, il aime les hommes et il veut les sauver. Et il demande à celles et ceux qui se vouent à son service de se soucier avec compassion de ce monde. Disciples-missionnaires, nous sommes tous invités à prendre soin des femmes et des hommes de ce temps, de cette création où chacun de nous peut s’épanouir. Nous devons prendre notre place dans ce vaste monde, dans tout ce qui est vie du monde. La vie en commun nous intéresse, la vie publique nous intéresse, la vie de chaque groupe nous intéresse. Le Seigneur nous envoie à toutes les brebis de son troupeau. Ne faisons pas de discrimination. Aimons chacun dans sa différence, différence qui devient richesse quand elle est mise au service de tous. « Jésus, Bon Pasteur, aide-nous à devenir de vrais accompagnateurs de cette humanité dont nous sommes. Mène-nous vers celle qui s’égare ou celle qui souffre, celle qui est seule et rejetée. Aide-nous à être compatissant comme tu l’es toi-même. »



MESSES DE JUILLET ET AOUT 2021 DANS LE SECTEUR



 

vendredi 25 juin 2021

Homélie du père Jacques Pissier du 13 juin 2021 pour la messe d'action de grâce en l'honneur d'Aurore Moineau


Ma maman m’a toujours dit : Ca ne se fait pas de demander l’âge à une dame. Je ne vous dirai donc pas l’âge de notre Aurore à qui nous disons au revoir aujourd’hui. En équipe MCR ça n’est pas un secret.

Disons simplement qu’elle est en mesure, comme un certain nombre d’entre nous, d’entendre les propos de St Paul : Nous gardons confiance, tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur tant que nous demeurons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision. Oui, notre vie est un chemin dans la foi, à la suite de Jésus. Depuis son Ascension, c’est notre lot à tous. Chercher notre chemin, au milieu des ambiguïtés de l’existence, les yeux fixés sur Jésus et les oreilles attentives à sa parole, ce n’est jamais facile. Qui peut dire qu’il ou elle a toujours suivi les appels du Seigneur ?
Cheminer dans la foi, c’est tenter d’ajuster notre réponse à la Parole que le Christ nous adresse, une semence déposée en nous, destinée à grandir et porter du fruit. Quand il dit qu’il nous aime comme personne, de tout l’amour de son Père et de l’Esprit, qu’il veut demeurer en nous sans fin, nous le croyons sur parole.
Dès l’enfance, en regardant en arrière, nous pouvons en voir des signes, pas toujours évidents mais tellement plus nombreux que les violences qui défilent sous nos yeux. J’ai trop envie de vs partager des clins d’œil du Bon Dieu, des clins Dieu 
Je marchais en bord de Loire, une maman s’avance, son petit garçon à la main. Il s’écrie : De l’eau ! Et, en faisant un signe de la main, il dit : Bonjour l’eau, bonjour l’eau ! Que c’est beau, un petit d’homme émerveillé qui dialogue avec la création. - Plus loin, une maman montre à sa petite fille dans quel bac jeter sa bouteille vide

. Le respect de notre terre est en route. – Un prêtre en Ehpad demande à la femme de ménage si elle a enfin un CDI. Elle dit Oui, et en souriant : Vous savez mon Père, sur la terre on est toujours en CDD.) Elle aurait pu dire en CDL. Nous sommes bien sur terre en contrat à durée limitée.
St Paul se demandait s’il valait mieux pour lui rester sur la terre et servir l’Eglise, ou partir retrouver son Seigneur. Partir ou rester ? Quitter sa maison, une responsabilité, une école, une paroisse ou une forme de vie, pour une nouvelle aventure ? Faire confiance au Christ, envisager chaque étape avec une seule ambition, un seul désir : plaire au Seigneur, pour notre bonheur.
A mon premier Noël ici, j’ai été époustouflé de voir une petite équipe autour d’Aurore visiter plus de cent personnes seules, originaires d’Ingré, avec un message de Noël et des friandises. Dans l’écoute de la Parole pour plaire au Seigneur, il y a forcément cette attention prioritaire aux personnes en fragilité. 
Paul dit : Le royaume de Dieu est justice, paix et  joie dans l’Esprit Saint. Celui qui sert le Christ de cette manière plaît à Dieu.* En Ehpad ou ailleurs, mettons plus de justice, de paix, de joie : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence du Seigneur germe et grandit. Préparons-nous ainsi paisiblement à la claire vision, le jour où le Seigneur nous comblera, face à face.
* Rm 14, 17-19 11e dimanche B 2021

Aurore Moineau dit merci

 Aurore Moineau qui a servi la paroisse d'Ingré pendant des années a pris la décision de démarrer une nouvelle étape de sa vie dans la maison des PEtites Soeurs des Pauvres à la résidence Sainte Jeanne d'Arc.

Une  collecte a permis de lui dire combien nous avons apprécié sa présence et son dévouement auprès de tous les paroissiens et comme citoyenne également dans son engagement dans toutes les invitations municipales.

Aurore a été très touchées de toutes ces marques d'amitié et remercie vivement tous les donateurs.



lundi 24 mai 2021

nouveaux horaires des messes de semaine

Suite aux nouvelles dispositions gouvernementales concernant le couvre feu, à partir de demain 25 mai 2021 les messes en semaine, auront les horaires suivant :

Mardi Saint Jean Baptiste 18h00 adoration - 18h30 messe
Mercredi Ingré 9h00 messe
Jeudi Saint Jean Baptiste 18h00 adoration - 18h30 messe
Vendredi La Chapelle St Mesmin 9h30 messe

ATTENTION!
SAMEDI 29 MAI 2021 la messe aura lieu à Bucy St Liphard à 18h00

Calendrier des messes de juin 2021


 

lundi 17 mai 2021

homélie du père Jacques Pissier pour le 8ème dimanche du temps pascal

Nous étions réunis chez elle, autour du lit médicalisé de la maman, pour le sacrement de l’onction des malades. Encore lucide, elle a parlé, de ce qu’elle a toujours cherché à vivre avec son mari, surtout l’accueil d’immigrés, d’enfants défavorisés. Le papa, les 4 enfants et conjoints boivent ses paroles, rient, évoquent un souvenir, pleurent, l’un d’eux enregistre. Puis nous avons prié.
J’évoque ce moment privilégié, pour nous inviter à entrer dans l’intimité de la dernière prière de Jésus, avec la même intensité d’écoute intérieure. Il nous livre son secret : dans ce monde qui est le nôtre, dans lequel il nous envoie, il nous est encore présent, alors qu’on ne le voit plus de nos yeux. Oui, mais comment ? ? 
Car ce monde est loin d’être fraternel. A ce qu’en disent les medias, y compris la jungle des réseaux sociaux, nous vivons au milieu de tensions, de menaces qui peuvent s’abattre sur nous ou une partie du monde, de conflits sociaux, d’actes terroristes, et de virus mutants. Rares sont ceux qui révèlent les initiatives sans nombre ou d’actions de personnes qui transforment positivement le monde, à partir de là où ils sont. C’est donc pour nous aujourd’hui que Jésus, dans sa prière, nous livre deux bonnes nouvelles.
1. Jésus nous assure qu’il nous protège en priant pour nous. (Souvent les parents demandent le baptême pour leur enfant dans l’attente que Dieu les protège, mais de quoi ?) Père, je te prie pour que tu les gardes du Mauvais, de cet esprit du monde qui s’oppose à l’esprit de l’évangile, à la façon de Jésus de vivre en fidélité à son Père. Ceci concerne tous les aspects de notre vie : la vie de couple, de parent, nos choix politiques, économiques, culturels… A la demande de Jésus, le Père  nous donne sa force même et de nous délivrer du Mal.
2. Dans ce monde qui est le nôtre, Jésus nous appelle à une tâche difficile mais exaltante : être présence de Dieu qui aime ce monde jusqu’à lui donner son propre Fils, persuadés d’être en communion avec le Père et le Fils. Père, garde mes disciples unis dans ton nom, pour qu’ils soient un comme nous-mêmes.  Jésus n’a plus qu’un souhait : que son intimité avec son Père, qui le rend totalement dévoué à son projet de salut, rejaillisse sur nous. Que le Père nous donne la force de prendre le même chemin que lui, Jésus, en communion profonde avec lui. C’est cela être sanctifiés dans la vérité. La vérité, c’est sa Parole, c’est Jésus lui-même. 
Après une victoire à l’arraché d’une équipe sportive, le journaliste écrit : les accessions à ce niveau sont rares, mais elles marquent et lient pour toujours ceux qui l’ont acquise. C’est malgré tout une bien pâle image de l’amour divin qui relie entre eux ceux qui font vivre la fraternité. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, car Dieu est Amour. 
Il  nous reste huit jours pour demander à l’Esprit d’amour du Père et du Fils 
de fondre sur nous et sur notre monde.
7ème dimanche de Pâques 2021








































vendredi 14 mai 2021

Homélie du 16 mai 7ème dimanche de Pâques par le p. Louis Raymond


Voilà que le Seigneur est parti vers le Père. Que vont devenir ses disciples ? Seront-ils laissés à eux-mêmes, eux qui avaient pris tellement l’habitude de vivre avec lui ? Il va falloir voler de ses propres ailes. Bien sûr, ils ont tout le « bagage de formation » que Jésus a pu leur donner en trois ans de vie publique. Ils l’ont vu à l’œuvre. Ont-ils tout compris ? Moins sûr ! Mais le Christ a toujours dit qu’il ne les laisserait pas seuls, qu’il allait leur envoyer l’Esprit Saint et que cet Esprit leur donnerait courage et force pour la mission. N’empêche qu’ils devront faire l’expérience de la MISSION avec un grand M. L’Eglise est née. A eux de la faire vivre et grandir. Tout au long de ce temps pascal, nous avons lu les Actes des Apôtres et nous avons pu constater qu’ils faisaient bien des efforts pour avancer et annoncer à temps et à contre-temps la Bonne Nouvelle.
 Aujourd’hui il nous est rappelé dans la bouche de Saint Jean combien l’amour fraternel est important : « Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et en nous son amour atteint la perfection. » Nous sommes renvoyer au fondement même de la suite du Christ et le mot AIMER s’écrit à nouveau en caractères gras dans notre vie. Sans cet amour rien ne pourra se vivre. Nous pourrons nous agiter autant que nous voudrons, nous serons toujours renvoyés à cet amour inconditionnel. Le Christ nous a montré jusqu’où peut et doit aller cet amour et nous ne sommes pas au-dessus du Maître. Notre amour à nous, même limité, doit être présence au monde pour donner à chacun le goût d’aimer. Ces temps de pandémie nous ont ouverts, peut-être malgré nous, à cette idée que nous ne pouvons nous en sortir tous seuls. Nous avons besoin des autres et les autres ont besoin de nous.
Les Actes des Apôtres nous montrent que les Apôtres sont déjà confrontés au problème de la chaise vide laissée par Judas. Il faut le remplacer par un homme sûr qui fera partie avec eux du collège des apôtres. Et Matthias sera celui-là. Le voilà embarqué lui aussi dans cette aventure de l’Eglise. Il n’a pas été du premier cercle, mais il apprendra auprès des Apôtres formés par le Christ ce que représente la Mission, comment il devra devenir disciple-missionnaire. Et nous savons que l’Eglise, depuis ses tout débuts, agit ainsi. Des hommes sont choisis pour poursuivre la mission que Jésus a confiée aux douze. C’est bien l’occasion aujourd’hui de prier pour ceux qui tentent l’aventure, pour ces jeunes ou moins jeunes qui sont déjà ou deviendront les guides de cette Eglise. Ils ne seront pas seuls car tout baptisé doit être disciple-missionnaire. N’empêche qu’ils auront la charge exaltante et lourde de faire vivre cette Eglise, de l’animer, de lui rappeler qu’elle n’est rien sans l’appel à l’Esprit-Saint. Oui, prions pour ceux qui s’engagent aujourd’hui encore dans cette belle aventure de la Mission en Eglise.
Prions comme le Seigneur prie aujourd’hui pour ceux à qui il donne cette mission d’animer l’Eglise. Elle est belle cette prière de Jésus. « Qu’ils aient ma joie, dit Jésus, et que leur joie soit parfaite ! » La joie de la mission, il faut qu’ils puissent la rayonner autour d’eux. Un missionnaire, un vrai missionnaire ne peut que transmettre cette joie qui est en son cœur. « Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais ! » Oui, le missionnaire est pleinement du monde, et il est tenté comme tout le monde et le Christ le met en garde. « Sanctifie-les dans la vérité : ta Parole est vérité ! » Oui, que l’Esprit Saint les pénètre et sanctifie leur vie afin qu’ils puissent sanctifier leurs sœurs et frères.
Sœurs et frères, nous sommes à la veille de la Pentecôte et nous savons que l’Esprit-Saint peut faire toute chose nouvelle en nous et dans l’Eglise. Qu’il descende dans le cœur de tous les croyants. Qu’il accorde force et courage à notre Pape François, à notre Evêque Jacques et à tous les Evêques. Qu’ils donnent la joie de la mission aux prêtres, aux diacres, aux consacrés, aux séminaristes et à tous les baptisés. Esprit, viens embraser nos cœurs pour que nous soyons de vrais disciples-missionnaires. 

mardi 4 mai 2021

Homélie du 5 ème dimanche de Pâques 2 mai 2021 par le p. Louis Raymond

 Homélie du 5 ème dimanche de Pâques 2 mai 2021

J’ai vu les images à la Télévision de ces viticulteurs qui constataient les dégâts du gel sur les jeunes

pousses de vigne : la récolte est bien compromise. Et je me suis posé la question après la lecture de

l’Evangile, quels sont les dégâts qui sont visibles sur le sarment que je suis ? Et d’abord est-ce que je

suis vraiment greffé sur la vigne qu’est Jésus ? Est-ce que mon attachement est tel, que la sève, la

grâce de Jésus peut inonder ma vie, peut inonder mon cœur ? N’y a-t-il pas des coups de gel, des

mildious, des phylloxéras et tant d’autres maladies qui attaquent ce lien que je devrais avoir avec

Jésus ? En un mot, suis-je vraiment greffé sur lui et ce lien inséparable n’est-il pas entaché par des

scories, des égoïsmes ?

Peut-être avez-vous su que, nous les msc, nous avons fêté le 23 avril trois des nôtres et sept laïcs

déclarés bienheureux par le Pape François. Nos trois frères ont choisi de rester au milieu de leur

peuple menacé par la violence de l’Etat du Guatemala. Mais les laïcs qui ont été martyrisés avec eux

en cette période troublée, en 1980-81, ont témoigné de leur foi au même titre qu’eux, ont témoigné

qu’ils étaient greffés sur le Christ au même titre qu’eux. Et je veux citer le plus jeune de ces martyrs,

le jeune Juanito, 12 ans. Il était déjà catéchiste, membre de l’Action Catholique et secondait les Pères

dans leur visite des villages. Il a été torturé jusqu’à la mort, mais il n’a pas renié. Dans le ruisseau où

ses bourreaux l’ont abandonné, ils n’ont rien trouvé, sauf dans sa poche le chapelet. Car il faut savoir

que posséder un chapelet, une croix, une bible suffisait pour que l’on soit considéré comme

révolutionnaire et donc dangereux et donc bon à être éliminé. Oui, c’est bien à cause du Christ, et de

sa Parole que Juanito et les autres ont été tué et ont donné leur vie.

Etre greffé au cep est essentiel pour vivre. Ne pas l’être entraine la mort. Alors nous qui professons

notre foi, nous qui allons redire tout à l’heure : Je crois en Dieu, sommes-nous vraiment greffé sur le

Christ qui nous révèle l’amour du Père ? Le Pape François nous dit que nous sommes tous des

disciples missionnaires. Etre disciple, c’est bien être greffé sur le Christ. C’est ce que nous rappelle

notre Evêque depuis son arrivée dans le diocèse. Ce lien au Christ reste le plus important pour que

nous soyons vraiment des disciples. La prière, la fréquentation des Ecritures, des sacrements, les

œuvres de miséricorde que nous a rappelées le Pape François, notre présence au monde, notre

participation à la vie de l’Eglise, voilà ce qui peut vraiment nous unir au Christ, nous greffer sur le

Christ. Etre disciple c’est continuer de vivre en communion avec le Maître, comme le Maître. Et celui-

ci nous a montré un chemin sans doute ardu, mais c’est le chemin du salut. Donner sa vie par amour

c’est ce qu’il a fait et c’est le chemin qu’il nous propose en nous demandant de l’imiter.

A ce stade de cette homélie, je me suis senti un peu bloqué et puis voilà qu’est arrivée la revue

« Panorama » et cette revue a un article sur Madeleine Delbrel. J’ai lu l’article et, comme d’habitude,

cette lecture m’a remis en selle. J’aime son témoignage. Elle a vécu en région hostile et toute sa vie

de foi est une vie toute simple où elle a découvert qu’être au Christ, c’était aussi être aux personnes

qui l’entouraient. Reconnaître en l’autre toutes les potentialités que Dieu y a mises est un des

moyens de retrouver le Seigneur bien présent dans la vie de l’homme. Son incarnation dans chaque

être humain est une garantie de sa précieuse présence. Vivre cette proximité de Jésus-Christ nous

engage au service de l’homme, l’homme le plus pauvre, le plus délaissé, le plus démuni. Nous laisser

dépouiller par le Christ nous amène à partager son amour, à entrer dans ce cœur à cœur avec

l’amour reçu et donné.

Soyons donc de vrais disciples et nous ne pourrons pas garder cela pour nous tout seuls. Comme les

martyrs, comme Madeleine Delbrel et tous les disciples de Jésus-Christ, nous deviendrons un peu

plus « cœurs de Dieu » au cœur du monde, inondés de la grâce du Seigneur, serviteurs d’un Dieu qui

aime jusqu’à donner sa vie pour ses amis, les hommes. AMEN !

lundi 19 avril 2021

Homélie du 3ème dimanche de Pâques du P. Jacques Pissier

 Beaucoup demandent : Qui nous fera voir le bonheur ? Cette interrogation du psaume, qui ne se la pose pas aujourd’hui ? Qui nous fera croire au jour d’après meilleur ? Qui nous rendra l’espérance ? Qui nous aidera à vivre jusqu’au bout sans nous donner la mort ? Qui nous fera retrouver la foi que nous avons perdue ? Réponse : Dieu, 

par Jésus ressuscité et ses témoins. Dieu qui répond quand je crie, qui me libère dans la détresse, qui me donne de dormir dans la paix et d’habiter dans la confiance.

Et comment trouver Dieu ? Dans la personne de Jésus, qui se donne lui-même à reconnaître, est-ce que nous n’en faisons pas tour à tour l’expérience ? Cette finale de Luc nous donne au moins quatre signes de Jésus présent sur notre route :

1. Comme pour ceux d’Emmaüs, Jésus est présent lorsqu’on parle de lui, dans nos espérances, nos tristesses, nos espoirs déçus, nos échanges sur ses paroles.

2. Même si les disciples n’ont pas cru au témoignage des femmes et de Pierre, ils ont constaté que c’est bien le même Jésus qui est là, qui a subi la Passion, ses pieds et ses mains en gardent la trace. Il demande même à manger, pour rester en convi-vialité avec eux. Il n’est pas un esprit, le fruit de l’imagination. En même temps, il est différent, non soumis au temps et à l’espace, glorifié dit l’Ecriture, transfiguré, d’une réalité jamais décrite avant le témoignage des Apôtres. Une façon de nous dire : je suis avec vous tous les jours.

Jésus, nous le rencontrons dans nos moments de communion, nos compagnon-nages, le pain partagé, la souffrance soulagée, en ceux qui continuent sa passion.

3. Jésus ouvre le sens des Ecritures. Pour bien le comprendre, nous devons sans cesse revenir à la Bible, qui parle de lui, sous de multiples formes. Jésus accomplit les Ecritures, il réalise tout ce que Dieu a rêvé pour les humains, cette Alliance dans l’amour et la fidélité, nous relever de la mort avec lui. Jésus lui-même cite les Psaumes comme parlant de lui. Prions-les comme Jésus, ils sont notre actualité traversée par le Souffle de la résurrection. 

Vous avez perdu la foi ? Lisez l’évangile. Les lectures bibliques ne sont pas des récits sur Jésus, c’est lui qui vient à notre rencontre sous la forme de sa parole. L’assemblée du dimanche est le lieu privilégié d’écoute de la Parole en Eglise.

4. Enfin le Ressuscité apporte la paix et la joie. La paix, comme le bonjour du Ressuscité à ses frères, sans aucun reproche, mieux : en totale confiance puisqu’il les envoie en mission. La prochaine béatification de trois Missionnaires du Sacré-Cœur, morts en martyrs il y a 30 ans au Guatemala, nous rappelle que la mission procède de l’amour. L’amour du Christ nous presse, dit St Paul. A tout donner ?


Qui nous fera voir le bonheur de croire en Jésus ressuscité ? A vous d’en être les témoins, dit Jésus. Comment ? En partageant l’expérience que nous faisons de sa présence, en rendant nos eucharisties, qui sont la source et le sommet de notre foi, plus missionnaires, ce qui est une des orientations de notre synode, en transmettant sa paix, en travaillant avec confiance pour un monde plus évangélique et fraternel.

Seigneur Jésus, rends notre cœur brûlant de ta présence !              3e de Pâques B 2021




mardi 13 avril 2021

Messes de semaine dans le secteur oue

Mardi 18h00 saint jean baptiste (st jean de la ruelle)

Mercredi 9h00 Ingré

Jeudi 18h00 saint jean baptiste




Vendredi 9h30 la chapelle saint Mesmin

dimanche 11 avril 2021

Homélie du Père Louis Raymond pour ce deuxième dimanche de Pâques

 Homélie du 2 ème dimanche de Pâques 11-04-2021


Les portes étaient verrouillées. Les Apôtres étaient enfermés dans la peur. Et il y avait de quoi avoir

peur. Ce qui s’était passé avec Jésus n’était pas rassurant pour ses disciples. Mais Jésus ressuscité

vient de triompher de la mort et il ne craint pas les portes fermées, comme il ne craint pas non plus

les cœurs fermés. Thomas n’était pas prêt à croire en la résurrection. Jésus va lui dire : « Mets ta

main dans mon côté. Touche mes plaies. Sois croyant ! » Et Thomas devient croyant et sera un des

Apôtres qui annonceront le Ressuscité. Oui, le Christ ne s’offusque pas du manque de foi. Il

comprend bien que ce qui lui est arrivé suppose une bonne dose de foi. Ressusciter d’entre les morts,

après cette mort atroce que Jésus a subie, peut laisser libre cours au doute. Jésus connait le cœur de

l’homme. Il sait que la foi ne va pas de soi ; Et nous savons, nous, que notre foi est fragile et ne va pas

encore de soi encore aujourd’hui.

Notre Eglise est en butte à bien des contradictions. Elle qui devrait être la première à témoigner de la

Résurrection du Christ est souvent assez terne et même peureuse. Elle a bien du mal à être à la

hauteur de l’enjeu que le Christ a mis entre ses mains. Elle doit être aux avant-postes pour redire

l’Espérance, pour redire la beauté de la vie, pour prendre soin de la création et en tout premier lieu

de l’homme créé à l’image de Dieu. Elle doit dénoncer tout ce qui peut entacher le projet de Dieu en

humanité. Elle se doit d’être du côté des plus vulnérables de nos frères et sœurs et toujours du côté

de la Vie. Témoin du Ressuscité, elle ne doit pas vivre dans la peur. Mais l’Eglise est faite d’hommes

et de femmes vulnérables, influençables, attirés par de nombreux faux-semblants de bonheur et de

courte vue.

Oui, parfois, l’Eglise que nous formons verrouille toutes les portes et a peur. Elle a alors du mal à être

témoin du Ressuscité. Moi, je prie souvent Saint Thomas qui, après avoir douté, est capable de dire :

« Mon Seigneur et mon Dieu ». Il faut le courage de la foi. Il faut lâcher prise afin de rendre à Dieu

cette possibilité de se faire reconnaître. Si je suis plein de moi-même, jamais le Christ ne pourra avoir

une vraie place dans ma vie. Si l’Eglise ne fait que se regarder dans un miroir, elle ne sera jamais

l’Eglise du Christ, l’Eglise du Ressuscité. Il faut qu’elle ait le courage de sortir d’elle-même comme le

Christ est sorti de son tombeau pour annoncer la Vie.

Ce temps de Pâques est une chance pour nous. Il nous met devant la Résurrection du Christ. Ne

sommes-nous pas tellement habitués à la résurrection, au point de ne plus voir l’extraordinaire, le

merveilleux cadeau qui nous est fait ? Le Christ sorti du tombeau redonne vie à nos vies d’hommes et

de femmes et tous nos gestes peuvent devenir gestes de résurrection. Ces jours-ci, une dame de 93

ans me téléphonait et me disait qu’elle préparait la messe pour ses obsèques. Et elle était

intarissable sur sa longue vie vécue avec son mari Jean décédé il y trois ans. Dans sa bouche je le

voyais revivre et je voyais revivre tous les moments de bonheur, tous ces temps vécus autour de la

musique qu’ils aiment tant tous les deux et qu’ils savaient faire partager à tant de jeunes et de moins

jeunes. La résurrection, c’est faire revivre tout ce qui est merveilleux dans nos vies, dans la vie du

monde. Pour cette personne comme pour son mari, la pratique religieuse était le soutien

indispensable. Aujourd’hui encore elle a apprécié les célébrations de Pâques de sa paroisse. La

résurrection est en marche aujourd’hui pour elle au moment où elle se prépare au passage.

Pâques encore confiné ! Je pense à François notre Pape et ses gestes toujours pleins de sollicitude. Je

pense à son appel à ce que les vaccins ne soient pas confisqués par les riches que nous sommes. Je le

vois aller célébrer avec le Cardinal BECCIU qu’il a pourtant relevé de son poste prestigieux dans la

Curie Romaine. Je pense à son voyage en Irak contre l’avis de tous ses conseillers. Croire dans le

Ressuscité lui donne cette force extraordinaire. Qu’il nous donne cette volonté de vivre à nous aussi !


Que nos Alléluia résonnent au cœur de nos vies personnelles et dans nos communautés ! « Le Christ

est vivant, Alléluia, il est parmi nous, Alléluia. Bénis soit son nom par tout l’univers Alléluia ! »

mercredi 24 mars 2021

Célébrations de la semaine Sainte

 


Chemin de croix

  • Vendredi 26 mars à16h à Ingré (église)
  • Vendredi 26 mars à16h30  à Saint Jean de La Ruelle (église Saint Jean Baptiste)
  • Vendredi 26 mars à 17h à La Chapelle Saint Mesmin (église)

Célébration des Rameaux 

La pénurie de buis ne nous permet plus d'en proposer  en quantité suffisante. Nous aurons des rameaux de laurier, buis et olivier en quantité réduite. Il est conseiller de venir avec ses propres rameaux si vous le pouvez. 
Attention au changement d'heure : vous devez avancer votre montre d'une heure dimanche matin.
  •  Dimanche 28 mars - 9h30 à La Chapelle Saint Mesmin (église)
  •  Dimanche 28 mars - 10h à Saint Jean de La Ruelle (église Saint Dominique)
  •  Dimanche 28 mars - 10h30 à Saint-Ay (église)
  •  Dimanche 28 mars - 11h à Ingré (église)

Jeudi Saint - 1er avril

  • 12h à Ingré  (église)
  • 17h30 à Saint Jean de la Ruelle (église St Dominique)

Vendredi Saint - 2 avril

  • chemin de croix à 9h30 à Ingré  (église)
  • chemin de croix à 9h30 à La Chapelle Saint Mesmin (église)
  • célébration de la passion  à 15h à Ormes (église)
  • célébration de la passion  à 15h30 à St Ay (église)
  • célébration de la passion  à 17h30 à Saint Jean de la Ruelle (église St Jean Baptiste)

Dimanche de pâques - 4 avril 

  • veillée pascale à  6h30 à La Chapelle Saint Mesmin (église)
  • messe de Pâques à 9h30 à Ormes (église)
  • messe de Pâques à 10h00 à Saint Jean de la Ruelle (église St Dominique)
  • messe de Pâques à 10h30 à Chaingy (église)
  • messe de Pâques à 11h à Ingré  (église)

CONFESSIONS

 

Confessions 

Elles sont proposées  aux lieux et horaires suivants : 

  • Samedi 27 mars - 10h à 12h à La Chapelle Saint Mesmin (église)
  • Samedi 27 mars - 14h  à 16h00 à Saint Jean de La Ruelle (église Saint Jean Baptiste)
  • Samedi 27 mars - 16h15 à 18h à Ingré (église)
Il est également possible de solliciter le célébrant après une des messes de la semaine sainte, ou bien prendre RDV au 07 49 95 61 96

dimanche 14 mars 2021

Vent d'Ouest s'éteint pour une nouvelle communication !

 Un nouveau souffle pour la communication du Secteur Ouest => l'aventure Vent d'Ouest s'achève



25 ans d'existence, près de 100 numéros diffusés jusqu'à  plus de 25 000 lecteurs !

C'est le très beau bilan du magazine Vent d'Ouest dont la production, cependant, s'arrête. Plusieurs facteurs convergents ont conduit à cette décision à l'issue d'une année 2020 difficile pour tous. Vous trouverez en pièce jointe un bilan de ce travail remarquable qui a mobilisé une équipe dévouée, de la rédaction à la diffusion en passant par l'administration.

L'équipe pastorale du Secteur réfléchit à renouveler ses supports de communication pour aller porter au plus près et au plus loin la Bonne Nouvelle et vous en serez les premiers informés.
Faites passer ce message d'espérance autour de vous en votre qualité de disciple missionnaire !

Opération Boite en plus du Secours Catholique

 Opération boîte en plus => donnez du sens au partage de Carême

Le Secours catholique organise son opération de collecte :
- Vendredi 19 et samedi 20 Mars à L'intermarché de la Chapelle st Mesmin
- Vendredi 26 et samedi 27 au Carrefour Market d'Ingré.
et a besoin de vous...
  1. Soit pour assurer une vacation d'1h30 sur aux dates et aux magasins sus-indiqués => contacter pour cela Danièle Lelong, Anne Regnault, ou Vincent Berger en proposant votre créneau de disponibilité
  2. Soit pour apporter votre don (produits alimentaires de longue conservation en évitant pâtes et riz) directement à l'église où sera célébrée la messe le dimanche 21 Mars (à la Chapelle à 9h30, à St Dominique à 10h30 et à Ingré à 11h). Un espace sera prévu à cet effet.